Muses et loups rencontrés

En espérant la sortie de mon troisième livre, Chercher la chasse-femme, la semaine qui vient, je vous présente des détails sur un des chapitres de poèmes. Pendant une journée et soirée bien inspirée et inspiré par la lecture de quinze poèmes de quinze differents poètes, j’ai écris moi-même quinze poèmes. Voici les titres des poèmes d’inspiration et de mes poèmes inspirés. Leurs poèmes sont en ordre alphabétique par le nom du poète et mes poèmes sont en ordre d’apparition dans mon livre. Donc, c’est à vous a trouver la source d’inspiration pour chacun de mes poèmes. Ouais, j’sus toujours après jouer des guimes.

 

While waiting for next week’s release of my third book of French poetry, I present to you a few details about one of the chapters of poems. Throughout one inspired day and evening, inspired by reading fifteen poems written by fifteen different poets, I wrote fifteen poems myself. Here are the titles of these poems of inspiration and of my inspired poems. Their poems are listed alphabetically by the name of the poet, and my poems are listed as they appear in my book. Thus, it’s up to you to find the source of inspiration for each of my poems. Yep, I’m always playing games.

 

Jean Arceneaux, Charge: Lui (Living Under the Influence)

Marc Arseneau, marcher

Jack B. Bedell, Proof That Space and Time Do Intersect

Darrell Bourque, Maundy Thursday, Peter’s Song

Francis Catalano, L’imparfait du verbe être

David Cheramie, Porter un toast au jam

Deborah Clifton, Boule de Poils

Isabelle Dumais, premiers vers des Carnets d’a-créations

Mathieu Gallant, Trajectoires

Louis-Philippe Hébert, La prière de ceux qui ne prient pas

Sybil Kein, Mo oulé mourir dans lac-là

Barnabé Laye, derniers vers d’Une si longue attente

Jean-Claude Martin, « Les années ont laissé un clou rouillé dans ta mémoire. »

Harold Norse, I’m Not a Man

Patti Smith, Notebook

 

Rencontres de muses et loups :

Nous perfectionnions ?

Allons s’assitte

Que dirais-tu à la vie espérée ?

La liberté est dans la boue

Avoir espoir

Mots croisés

Aille yi-yaille

Juste un ennui

Si c’est pour mourir comme ça…

La féminine du masculin

Un cynisme romantique

La preuve dans les espaces maigres

Une danse de la pluie

Une de ces vérités éternelles

La louve d’une autre heure

 

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“Chercher la chasse-femme” s’en vient

Mon troisième livre de poésie est en chemin.

My third book of French poetry is on its way.

 

Ici sont les chapitres et titres.

Here are the chapters and titles

 

À la chasse des moments

            Je cherche à vrai dire

            Parabolé

            La bonne vieille amie

            Déconnecté…

            Avoir l’air

            Mon petit loup s’appelle Karma

            Être Cadien for Food

            Un cœur cassé, le berceau de l’amour

            Méduse, tête coupée, décapitée, Pégase est né

            Dépaysement

            T’étais là avant moi

            French Bred

            La puissance dans 100 verbes

            Tu connais ?

            Les sirènes

            Dormir seul

            Questionnaires ?

            Portrait conditionnel de l’homme nommé Orion comme femme nommée   Sophia

            Une autre nuit blanche devant une autre page blanche

           

Rencontres de muses et loups

            Nous perfectionnions ?

            Allons s’assitte

            Que dirais-tu à la vie espérée ?

            La liberté est dans la boue

            Avoir espoir

            Mots croisés

            Aille yi-yaille

            Juste un ennui

            Si c’est pour mourir comme ça…

            La féminine du masculin

            Un cynisme romantique

            La preuve dans les espaces maigres

            Une danse de la pluie

            Une de ces vérités éternelles

            La louve d’une autre heure

Accouchements

            Pâquer les œufs

            Jonglement, un fils unique

            À chacun son trésor

            Pourquoi accoucher dans l’eau ?

            Rencontre de Grâce et Karma

            La théorie du Big Bang

            Chère bête

            Prier

            Extraits d’une mémoire en méandres

            Amener la vie

            Couche couche

           

La sagesse pour s’en aller

            Parés ?

            Rappeler innocence rapper Renaissance

            Art Walk

            Juste avant s’abandonner

            Poèmes partout

            Rêver d’une autre envie

            Licher la vie

            Loups de suite

            Enfances

            Mon monde des mondes

            Amie aimée avec aurore

            Le moment où j’sus rendu

            J’étais pas là

            Devant l’inconnu

            Le bébé du poète

            Demandez pas pourquoi

            Je m’ennuie de toi

            Chanter à ma manière

           

Lagniappe : Fêter les retrouvailles

            Le Festival International du Cœur

            Des réalisations entre les soirées

            Après se promener dans le jardin

            Retrouver la généalogie

            Petit rôder

            M’aider encore

            À la scène d’exposition (encore et toujours)

 

Voici l’œuvre de Clare L. Martin, Gestation, qui apparaitra sur la couverture

Here is the artwork of Clare L. Martin, Gestation, which will appear on the cover.

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Chez Liberté

Poème inspiré par « Liberté » de l’auteur français Paul Éluard. Poème écrit en 1942 comme une ode à la liberté, face à l’Occupation de la France par l’Allemagne en 1940, durant la Seconde Guerre mondiale.

Poem inspired by “Liberty” by French author Paul Éluard. A 1942 poem which is an ode to liberty written during the Nazi occupation of France during the World War II.

English version below.

 

Chez Liberté 

            de Kirby Jambon 

 

« J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

Liberté »

 

J’écris ton nom

et les autres noms de ta famille

et le pouvoir de chaque mot

 

Frères et sœurs et toute la parenté de ton lignage,

Grâce et Choix

qui t’accompagnent dans chaque aventure,

Espoir et Courage

qui montrent le bon chemin,

Patience et Résistance

qui jouent et se battent et se réconcilient

Amour

qui prépare un banquet dans la maison du

Cœur

 

Je recommence ma vie

né au berceau de compassion

couché, niché, nourri, bien soigné

comme le bébé à nous autres

comme l’enfant du monde entier

dans l’âme de l’univers

bercé dans les bras de la mère créatrice

dans une berceuse faite de la nature

où chaque enfant reçoit et partage

le plus précieux des cadeaux,

jouer

 

Je joue pour te connaître

Je danse avec ton chagrin

Je chante ta chanson de souffrance

Je cours tenant tes mains

couvertes de sueur des opprimées

Je redécouvre les larmes de joie

dans ton jeu qu’on nomme la vie

Je me cache et je te cherche

pour te nommer

Liberté

 

Pour t’amener à chaque rencontre

pour te rencontrer dans chaque adversaire

dans chaque moment

en anarchie et en solidarité

comme chanter la chanson du seigneur

dans un pays étranger

jusqu’à chaque pays devient chez nous

jusqu’à chaque étranger devient famille,

ta famille où il y a de la place à la table,

du pain et du vin

dans lesquels on consomme ton corps

et bois ton sang,

Liberté,

toi, un repas pour satisfaire chaque faim et soif,

pour nourrir un univers

qui se tient à l’anticipation de ton dessert,

de tarte à l’unité

sauce à la paix

 

Bon appétit

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English version

At Freedom’s Place

by Kirby Jambon

 

“I write your name

And by the power of a word

I’m beginning my life again

I was born to know you

To name you

Freedom”

 

I write your name

and other names of your family

and the power of each word

 

Brothers and sisters and all the family of your offspring,

Grace and Choice

who accompany you in each adventure ,

Hope and Courage

who show the right way,

Patience and Resistance

who play and fight and reconcile

Love

who is preparing a banquet in the house of

Heart

 

I’m beginning my life again

born in the cradle of compassion

in bed, nested, fed, well cared for

like our own baby

like the world’s own child

in the soul of the universe

cradled in the arms of the mother creator

in a rocking chair made of nature

where each child receives and shares

the most precious of gifts,

to play

 

I play to know you

I dance with your grief

I sing your song of suffering

I run holding your hands

covered in the sweat of the oppressed

I rediscover tears of joy

in your game we call life

I hide myself and I seek you

to name you

Freedom

 

To bring you to each meeting

to meet you in every opponent

in every moment

in anarchy and in solidarity

like singing the Lord’s song

in a foreign land

until each country becomes home

until each stranger becomes family,

bread and wine

in which we consume your body

and drink your blood,

Freedom,

you, a meal to satisfy every hunger and thirst,

to feed a universe

who waits in anticipation of your dessert,

of a pie of unity

a sauce of peace

 

Bon appétit

 

©2016 Kirby Jambon

La puissance dans 100 verbes (71-80)

71. envoyer à l’aventure tout ce qu’on aime

72. souffler le bonheur dans l’oreille de responsabilité

73. vibrer en solidarité avec le tremblement de l’écho divin

74. consulter les conseils d’un chamane insensé

75. s’assire à côté du mort victorieux

76. attraper une maladie en vacances qui se rend pas malade

77. se demander si se demander vaut la peine

78. accoucher d’un œuf dans lequel se nourrit la poésie des surprises

79. se taire pour écouter les enfants

80. poser la question avec audace

aucamp

©2016 Kirby Jambon

 

2 poèmes de la saison et de notre pays et l’eau chez nous autres en Louisiane

Two poems from my first book of French poetry. Poems of the season and of our Louisiana land and water. Included here are English versions of each poem as well.

Deux poèmes de mon premier livre, L’École Gombo. Des poèmes de la saison et de notre pays et de l’eau chez nous autres. Ici avec une version anglaise de chaque poème aussi.

 

Parti en démêlant

à  Pop

 

Mêlé, mélangé, musique d’accordéon bien bonne heure le matin,

la voix de M. Dud est entendu nous rapporter ce que le

vent suroît nous amène, du mauvais temps, une chaleur

qui peut brûler le cou, pas bon pour les poissons rouges.

Levé, réveillé, pain grillé au beurre saucé dans mon lait au café,

la voix de Dad est douce, les ice chests remplis de bière,

de cans de saucisses, des questions pour ce que ça mange

à Vienna, à Venice.  Ris doucement, Mom est toujours au lit.

 

Il fait noir toujours, c’est meilleur d’arriver au launch avant la

cassée du jour, il faut qu’on rencontre Pepère et Gram,

encore du lait au café, mais plus fort, plus riche.

Le Who Dat et le Mr. Ham II dessus les trailers dessus le chemin,

le T-Morro et le Wyoming amarrés dans le bayou, ça nous

donne de la conversation, les histoires d’un autre temps.

Ça nous amène à ce temps plus simple, plus dur, plus doux, plus

que j’ai envie, envie de retourner là, de voir mes parents

jeunes, de comprendre la vie qu’on vit icitte.

 

Je dors, je rêve, j’écoute M. Vin qui me chante d’un vieux hobo,

Le monde me poursuit tout partout, eusses me garochent

            un coup d’caillou…  On est au Canal Yankee.  Le chemin de

gravois me réveille, mêlé, mélangé, mais paré.

Je sors, je pogne mon cap, je garoche un coup d’caillou dans

l’eau.  Le bateau recule dans le canal, je tchiens la corde, je

l’amène égal avec le wharf.  Et là, on est parti, on laisse le

trailer, le char, le train en arrière, excité, soulagé, p’us mêlé.

 

Parti en démêlant

 

Confused, mixed up, accordion music early in the morning,

the voice of Mr. Dud is heard reporting to us what the southwest

wind is bringing us, some bad weather, a heat that will

burn our necks, not good for catching some redfish.

Up and awake, toast bread and butter dipped in my lait au café,

the voice of Dad is soft, the ice chests filled with beer,

the cans of sausage, the questions about what they eat

in Vienna, in Venice.  Laugh quietly, Momma’s still in bed.

 

It’s still dark, it’s best to get to the boat launch before the break

of day, we have to meet at Pepère and Grammy’s, some

more lait au café, but this time it’s stronger, richer.

The Who Dat and the Mr. Ham II on trailers, on the road, the

T-Morro and the Wyoming moored up in the bayou, it

provides for us some conversation, stories about another time.

It brings us to a simpler time, a harder time, a sweeter time, a time

that I so want to return to, to see my parents in their youth,

to better understand this life that we all live here.

 

I fall asleep, I dream, I hear Mr. Vin who sings of an old hobo.

Le monde me poursuit tout partout, eusses me garochent

            un coup d’caillou…  We’re in Golden Meadow.  The gravel

road wakes me up, confused, mixed up, but ready.

I get out of the car, I grab my cap, I throw a coup d’caillou in the water.

The boat backs up into the canal, I hold the rope, I bring it even

with the wharf.  And then we’re off, we leave the trailer, the car, the

noise behind, excited, relieved, confused and mixed up no more.

 

Le rêve à l’eau

                        à la Grande-t-île, cette grande maîtresse

 

De c’bord icitte à l’aut’e bord

du bayou

de notre terre

de notre histoire

de tout partout,

la mer, notre mère, la sainte mer

appelle ses enfants.

 

La famille se rassemble

comme les lames qui rentrent

comme si la plaille les attire,

pour donner à boire au sable,

pour sa soif à p’us finir,

pour notre soif,

pour notre foi,

pour une autre fois

de mieux connaître ceux qu’on

connaît le mieux

(ou pas trop bien)

et ça qu’on connaît bien

(mais reconnaît moins),

de monter entre goiland et pélican,

de nager avec les marsouins dansants,

de coucher parmi les âmes innocentes.

 

Rien qu’un rêve?

 

Main, pied, bouche, nez, œil, oreille

ça s’accord avec cœur pour dire la vérité.

 

Et esprit et corps tout trempés

peuvent pas s’tromper.

 

Le rêve est vrai,

réalisé.

Chez nous c’est chez vous.

 

Pour la sainte mer

comme les seins à mère

nourrissent nous tous,

si on s’arrête,

si on se r’joint,

éyoù c’qu’i’ fait beau.

 

Si on vit et

si on rêve

le rêve à l’eau.

 

The Water’s Dream

 

From this side to the other side

of the bayou

of our land

of our history

of everywhere

The sea, our mother, the holy sea

calls her children.

 

The family gathers

like the waves coming in

as if the beach attracts them,

to give drink to the sand

for its never-ending thirst

for our thirst

for our faith

for one more chance

to get to know better

those we know the best

(or not too well)

And that we know well

(but recognize less),

to rise up between seagull and pelican,

to swim with dancing dolphins,

to sleep amid souls so innocent,

 

Just a dream?

 

Hand, foot, mouth, nose, eye, ear

They agree with heart to speak the truth.

 

And wet body and spirit

Are not all wet.

 

The dream is real

The dream comes true.

Our home is your home.

 

For the holy sea

Like our mother’s breasts

Feeds us all,

 

If we stop

And come together

Where the weather’s clear.

 

If we live and

If we dream

The water’s dream.

Nouveaux poèmes: The Secret of the Creative Process & Nouvelle fiction

Deux différents poèmes qui parlent de la créativité, un en anglais, un en français.

Two different poems that speak of creativity, one in English, one in French.

 

The Secret of the Creative Process

 

  1. A storm within our brain,

a cool breeze within our skin,

a stifling heat centers our gut,

a soul full of freezing rain,

Weathering through metaphors

and meteorology and theology

and astrology and astrophysics

and the physical nature of

that which is spiritual.

 

  1. Graphically organizing all of creation,

We are but a Venn diagram of infinite circles, meeting at a point tinier than a charmed quark such as that plane where childhood dreams of being super heroes and heavy metal rock stars and the first president to actually end poverty meet up with adolescent relationships and collegiate soul searchers and adult needs to return to younger days or become wise old sages, becoming both transcendent and yet at one with the feel of bare feet upon cool, spring grass expressed in a poem written in a French understood by Anglophones and speakers of every tongue of Babel.

 

 Nouvelle fiction

 

Les danseurs ont trotté dessus ma peinture de mon

cœur ouvert aux voix de bonnes intentions.

Il y avait une foi.

 

Les lettrés ont récompensé les petits habitants mortels

pour leur toupet de rester vivant.

Un prix à payer.

 

Les tous petits ont composé une messe en sol tous seuls

et sans leçons et instruments.

Des enfants de cœur.

 

Les couleurs des mots et les sons des mouvements

ont touché un monde cherchant raison.

Le rythme des blues.

 

©2016 Kirby Jambon

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Les Cenelles, La Voix Pop et la poésie franco-louisianaise

Les Cenelles (published New Orleans 1845) is one of the most important publications of both Franco-Louisiana and Afro-American history. Under the direction of Armand Lanusse, seventeen Louisiana poets (all French-speaking free men of color), contributed to this, the first anthology of African American poetry in the history of the United States. A special event celebrating Louisiana’s French language poetry past and present was held on Tuesday, March 1 at 7:00 p.m. at the Lafayette South Regional Library.  French immersion students in La Voix Pop, the drama club that I moderate at Prairie Elementary School read selections from Les Cenelles. Following the readings from the anthology, some of the students read some of their original French poetry. Also Louisiana French poets, Brenda Mounier, Zachary Richard and myself read some of our original French poetry. Here posted are two of the poems read from Les Cenelles, an original poem from one of my students, Madison Lightfoot, and two of the poems I read at the event.

 

La jeune fille mourante

 

Que ton sort est heureux, qu’il est digne d’envie!

Jeune fille tu pars, tu quittes cette vie,

Tu vas jouir en paix dans un séjour meilleur,

Emportant avec toi l’innocence et l’honneur !

Va, ne regrette rien, la voix de Dieu t’appelle,

Sans larmes ni soupirs envole-toi vers elle ;

Rien n’est sûr ici-bas, le plaisir est trompeur,

L’espoir est fugitif ainsi que le bonheur !

L’amour, on me l’a dit, et sur ces traits encore

Que le chagrin flétrit, que la douleur dévore,

Oui, l’amour, je le vois, cruelle vérité !

Te promettait l’ivresse et la félicité !

Penché près de ton lit, les yeux noyés de larmes,

Ton amant se consume en de tristes alarmes ;

Hélas ! il espérait, il se flattait qu’un jour

L’hymen aurait comblé ses vœux et son amour ;

Mais qui sait si le sort… ou si plutôt ta mère,

De son âme bientôt blâmant l’ardeur sincère,

Ou trouvant un parti qu’on nomme l’intérêt,

N’eut pas cruellement prononcé son arrêt ?

J’ai connu, comme toi, des filles vertueuses,

Que d’avides parents rendirent malheureuses,

Et qui, ne trouvant plus de remède à leurs maux,

Dans la religion cherchent quelque repos.

Adieu… je vois la mort qui s’apprête et s’avance…

Ton regard s’obscurcit… chacun frémit d’avance…

Encore un seul instant, encore un seul soupir,

Et tu ne seras plus que cendre et souvenir !… .

Adieu donc pour toujours, ô toi qui me rappelle

Une sœur, une amie aussi bonne que belle

Que la Mort vint frapper à l’âge de seize ans,

Malgré mes vœux, mes pleurs et mes cris déchirants,

Si parmi ces beautés, ces anges de lumière,

Où tu vas prendre place en quittant cette terre,

Tu la vois célébrant les louanges de Dieu,

Qu’elle sache de toi que je lui dis adieu !…

 

Un an d’absence

 

Il rentre en Louisiane après un an passé en France

 

Salut vertes savanes !

Loin d’un monde imposteur,

Loin des regards profanes,

L’objet de mon ardeur,

 

Ici, dans l’innocence,

Coule ses heureux jours :

Après un an d’absence

Oui, je l’aime toujours !

 

Toi seule as su me plaire,

Ma créole aux yeux bleus ;

Sur la rive étrangère

Ah ! pouvais-je être heureux ?

 

Le cœur plein d’espérance

Enfin vers toi j’accours,

Après un an d’absence

Oui, je t’aime toujours !

 

La fortune  cruelle

M’exila de ces lieux,

Mais je reviens fidèle,

Brûlant des mêmes feux ;

 

Au beau pays de France

Je pleurais mes amours :

Après un an d’absence

Oui, je t’aime toujours !

 

O ma blonde créole,

Pour moi plus de revers!

Ton regard me console

Des maux  que j’ai soufferts,

 

Et ta douce présence

Me promet de beaux jours :

Malgré le temps, l’absence,

Je t’aimerai toujours !

 

 

Magique

            Madison Lightfoot

 

Je connais un poème,

un poème très bien,

un petit peu de créatif,

un petit peu de rien.

 

Il y a la montagne, la magique

et la fleur.

 

Je connais une sorcière

qui a le bon cœur.

Il y a la magique,

la magique dans ma vie.

et maintenant c’est fini,

mon bon ami.

 

 

Allons z’enfants

 

                        à tous mes élèves qui m’élèvent toujours

 

La cloche sonne.

 

Un rap de Mouma Z’oie:

 

Les vacances commencent

dans une petite élan

mais avant ce temps…

 

Des leçons à apprendre,

des lectures à comprendre

et qu’on appréhende

des tests qu’on a à prendre…

 

Les verbes:

 

Je peux parler français à l’école.

Je veux parler français à l’école.

J’aime parler français à l’école.

 

Conjugaison du verbe aller:

 

Je vas parler français à l’école.

Tu vas parler français à l’école.

I va, a va parler français à l’école.

Nous autres, on va parler français à l’école.

Vous autres va parler français à l’école.

Eusses va parler français à l’école.

 

Ça, ça va, parler français à l’école.

Est-ce que ça rentre dans ta tête dure!

 

Les sciences sociales:

 

Les pêcheurs qui faient la pêche,

récolteurs qui faient récolte,

ça parle entre eux autres

en français,

à la radio leur musique

est en français.

 

Cousin, cousine et la cuisinière,

ça parle en faisant la cuisine,

ça parle entre eux autres,

ça parle en français.

 

Homme d’affaires et travaillant,

ça parle et ça mange au restaurant

ce que pêcheur et récolteur,

cousin, cousine, et cuisinière

travaillent trop dur pour faire,

ça mange du choix,

ça parle du manger

en français ou pas,

mais c’est toujours un choix.

 

Mais àyoù est mon choix?

Je veux écrire,

je veux lire,

je veux apprendre, enseigner,

je veux faire du théâtre, la médecine,

je veux être juge, avocat, politicien,

je veux être artiste, graphiste,

je veux travailler dans l’informatique,

je veux travailler au musée, conseiller,

je veux rapporter pour la gazette, peut-être

je veux être dans les films, à la télé,

je veux tout simplement

aider

à ma manière

en français.

 

Et en français,

je veux que vous m’aimiez.

 

Asteur c’est l’heure qu’on passe le test:

 

Que la force soit avec vous.

Je vous aime beaucoup.

Bonne chance.

On commence.

 

©2006 Kirby Jambon  (L’Ecole Gombo)

 

 

héritage culturel

 

Diaspora

dis donc comment ça s’fait

on est là

asteur

c’est p’us pareil

les traces du temps

pour montrer le chemin qu’on a fait

flèches flesh-out une histoire

O——–>          O——–>          <——–O

là p’is là p’is là p’is icitte

et b’en c’est toujours un trek

à travers un temps, un pays

personne vient d’ici et de là

on était tous poussés ou halés par les forces bien fortes

de quelque chose des fois malin, des fois divin

mais toujours fort quand même

la mère Afrique la mère d’Eve notre mère

Vous nous gain loin icitte

dans les rangs du temps

Jurez my Lord!

de St. Martin à Chicago

de St. Domingue à Tokyo aux quatre coins du monde

un monde affligé, divisé, mais un seul monde entier

équand sera le jour

le jour où on s’aperçoit

Jurez, Jurez!

qu’il n’y a pas de «eux»

c’est juste nous autres

ce sont juste les nôtres

on mérite tous de participer là-dedans

de manger de la tarte, de boire du gobelet

le vin se déborde de foi, d’espoir et de charité

1 amour de moi-même  +  1 amour de toi-même  =  1 monde aimé

tous aimés et on crève pas de faim de quoi que ce soit

écoute ta soeur

elle, a t’écoute

embrasse ton frère

lui, il le fait

comment ça s’fait

que t’as bien des craintes

prends donc courage

on est tous dans le même bateau

soit les navires de déportation, d’exploration ou d’esclavage

on a tous passé à travers

on le fait asteur

on le ferait encore

ça se fait

on a juste pour marcher côte à côte

pour commencer

prends donc ma main

je vas faire attention pour de ne pas marcher dessus tes orteils

quand je me promène dans tes savates, dans tes sabots,

tes mocassins

comment c’est beau

de vivre toujours

comme les jours de retrouvailles.

 

 

            African-American Museum,

Ville de St-Martin, Louisiane,

Été 2001

 

©2006 Kirby Jambon  (L’Ecole Gombo)

 

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La puissance dans 100 verbes (61-70)

  1. ouvrir avant de mourir les yeux du vivant
  2. souhaiter pour soi le même souhait pour tous
  3. échanger la vie qu’on a planifiée pour la vie
  4. libérer un héros de son besoin d’être vedette
  5. payer ce qui est du à la sagesse des blues
  6. illuminer la terre par les rayons de justice
  7. imaginer un monde ou l’imagination nous nourrit sans fin
  8. revenir aux entrailles
  9. accorder un souhait qui désire que l’espoir
  10. nécessiter un masque en forme exacte de notre propre figure

©2016 Kirby Jambon

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La puissance dans 100 verbes (51-60)

51. regarder à travers un trou dans la réalité duquel le soleil brille
52. lâcher la main de sécurité pour traverser la rue inattendue
53. recevoir le cadeau de lumière
54. gaspiller le temps et l’argent pour la valeur du moment
55. charmer un sort du vaudou qui vaut la douceur
56. brailler pour le brave inconnu
57. vouloir sans vouloir
58. quitter pour rester avec celui qu’on aime
59. se revoir un bon jour ou soir
60. monter la montagne qui bloque le chemin qui l’encercle

©2015 Kirby Jambon

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Honoré par des petits d’une grande voix

Ce matin, je me lève manière cagou. On my first day of Thanksgiving vacation, a week before leaving for Paris with so much yet to do, I awake feeling quite under the weather. So I hope you will permit me one more indulgence, in a week filled with so much love and positive attention. J’aimerais encore publier quelque chose qui me fait sentir mieux. Earlier this school year l asked my students to write a poem in any style, about any topic, with only one rule. Il fallait employer un mot de vocabulaire de Sciences ou de Sciences Sociales dans chaque ligne. To go along with “les grandes voix” de Darrell Bourque et Zachary Richard, I’m republishing these “Science & Social Studies” poems that more than half of my students decided to write about their teacher. All of the original French texts are on our class blog, jambonprairie.wordpress.com. Oui, les petits ont des grandes voix. Je vous remercie mes chers enfants.. Que la force soit avec vous. Je vous aime beaucoup!

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M. Jambon est positif comme un proton
M. Jambon est clair comme les choses transparentes
La classe est un grand composé
Jamais être une personne négative comme un électron
(par Mohammad)

Mr. Jambon is as positive as a proton.
Mr. Jambon is as clear as transparent things.
The class is a great compound.
Never be a person who is as negative as an electron.
(by Mohammad)

JAMBON
Ton estomac est plus grand qu’un yard.
Tu regardes comme un Maya.
Quand j’observe à toi, je pense que tu es
un bonhomme de neige.
J’ai fait une conclusion, tu manges trop
de bonbons. Monsieur Jambon,
tu es solide
avec des liquides en dedans.
Tu as beaucoup de gaz aussi.
Tu es intelligent comme Isaac Newton.
Tu es toujours positif aussi.
(par Evan)

JAMBON
Your stomach is bigger than a yard.
You look like a Maya.
When I observe you, I think you are a snowman.
I made a conclusion, you eat too much candy.
Mr. Jambon, you are solid
with liquids inside.
You have a lot of gas as well.
You are as smart as Isaac Newton.
You are always positive, too.
(by Evan)

M. Jambon, tu es le noyau
de Sciences et Sciences Sociales.
Tu es un proton parce que
tu as une attitude
positive tout le temps.
Si tu étais un Aztèque,
tu vas être l’empereur.
Tu es une rose des vents
parce que tu nous pointes
dans la bonne direction.
M. Jambon, tu es la force
qui nous pousse pour
appendre plus.
Tu es le chemin aux
connaissances et amusement.
(par Raegan)

Mr. Jambon, you are the nucleus
of Science and Social Studies.
You are a proton because
you always have
a positive attitude.
If you were an Aztec,
you would be the emperor.
You are a compass rose
because you point us
in the right direction.
Mr. Jambon, you are the force
that pushes us
to learn more.
You are the path to
learning and fun.
(by Raegan)

M. Jambon, je suis faite de beaucoup de matière !
Tu me bouge en mouvement
rapide dans le 5ième grade!
Maintenant, je suis exactement intelligente
que Isaac Newton!
Merci, parce que je fais des hypothèses tout
le temps !
(par Cecile)

Mr. Jambon, I am made of a lot of matter!
You move me in rapid motion in 5th grade!
Now, I am exactly as intelligent as Isaac Newton!
Thank you, because I make hypotheses all the time!
(by Cecile)

Cher M. Jambon,
tu es des protons.
Ton cœur est grand comme l’Asie
parce que tu es mon naturel ami.
Tu es bon avec les mètres
et ta salle de classe s’adapte à la fête
qui est plus que juste les millimètres.
Tu es pas comme les quatre périodes glaciaires.
Quand la mesure de temps passe vraiment,
mon cœur fait beaucoup de friction,
mon professeur de sciences, M. Jambon.
(par Will)

Dear Mr. Jambon,
you are protons.
Your heart is a big as Asia
because you are my natural friend.
You are good with meters,
and your classroom adapts to a party
that is larger than just millimeters.
You are not like the four ice ages.
When the measure of time really passes
my heart makes a lot of friction,
my Science teacher, Mr. Jambon
(by Will)

M. JAMBON
Est-ce que tu manges les protons ?
Parce que tu es très positif.
Est-ce tu es allergique aux électrons ?
Parce que tout ce qui est négatif sont
des vraiment différentes choses.
Tu es l’atome préféré de tout le monde.
(par Landon)

MR. JAMBON
Do you eat protons?
Because you are positive.
Are you allergic to electrons?
Because all that is negative
are really different things.
You are everyone’s favorite atom.
(by Landon)

LIGNES DE JAMBON
Kirby Jambon est des lignes de latitude
Et il est des protons mais il a des neutrons
Mais aussi il a longitude dedans
Il est un professeur dans Prairie dans le territoire des Incas
Aussi il est poète et écrit des poèmes des Aztèques
Il teach les Aztèques, Mayas et Incas dans la classe
et il aime le STAR WARS!
(par Thomas)

LINES OF JAMBON
Kirby Jambon is lines of latitude
He is protons but there are some neutrons
But he also has longitude within
He is a teacher at Prairie in the territory of the Incas
He is a poet and writes poems of the Aztecs
He teaches the Aztecs, Mayas and Incas in class
and he loves Star Wars!
(by Thomas)

UN EMPEREUR TROP GENTIL
M. Jambon est une observation,
un empereur trop gentil.
Tu es un soleil qui est brillant,
le meilleur Maya du monde.
On s’adapte à cette classe toute l’année.
Donc, c’est une bonne chose on a toi,
un empereur trop gentil.
(par Ruby)

AN EMPEROR TOO KIND
M. Jambon is an observation,
an emperor too kind.
You are a sun that’s shining,
the greatest Maya in the world.
We adapt to this class all year long.
Thus, it’s a good thing we have you,
an emperor too kind.
(by Ruby)

M. Jambon, tout c’est une observation.
J’ai une conclusion de toi.
Solide et liquide, c’est tout
les Mayas.
Les temples, on a une place
de l’écriture et toi, c’est une.
Toi, tu es un Aztèque
et toi, tu es Sir Isaac Newton.
Un pyramide, c’est grand comme
toi, avec des gaz, solides et liquides.
(par Avery)

M. Jambon, everything is an observation.
I made a conclusion of you.
Solid and liquid,
it’s all the Mayas.
The temples, we have a place
of writing, and you are one.
You, you are an Aztec
and you, you are Sir Isaac Newton.
A pyramid is as big as you,
with gases, solids and liquids.
(by Avery)

M. Jambon est positif comme un proton,
pas du tout comme un électron, tu es
le noyau de la classe, personne dans la
classe a pas d’atomes.
(par Ruston)

M. Jambon is positive like a proton,
not at all like an electron, you are
the nucleus of the class, no one in the
class has no atoms.
(by Ruston)

M. JAMBON
Tu es composé de mes atomes préférés :
K – Potassium
I – Iode
Rb – Rubidium
Y – Yttrium
Tu es le proton de notre jour.
Je pense que tu es cool comme
la glace. Tu es 999,999,999 km
plus grand que AWESOMENESS.
Tu as des idées comme les Incas.
(par Shane)

Mr. Jambon
You are composed of my favorite atoms:
K – Potassium
I – Iodine
Rb – Rubidium
Y – Yttrium
You are the proton of our day.
I think you are as cool as ice.
You are 999,999,999 km larger
than AWESOMENESS.
You have ideas like the Incas.
(by Shane)

M. JAMBON
Tu es un élément parce que tu es M. Jambon.
Tout le monde est un proton à cause de toi.
Personne est un électron.
Tu es la matière dans mon cœur.
Tu es pas un neutron.
Tu es les bonnes molécules dans la classe.
(par Alysia)

M. JAMBON
You are an element because you are Mr. Jambon.
Everyone is a proton because of you.
No one is an electron.
You are the matter in my heart.
You are not a neutron.
You are the good molecules in our class.
(by Alysia)

M. JAMBON
Il est electrique comme des electrons
Tu es toujours POSITIF!
Tu es SOLIDE !
Avec du liquide dedans toi
Tu aimes les enfants comme tu aimes les chasseurs
Je pense que tu es comme du gaz
Parce que tu bouges beaucoup et tu es POSITIF!
(par Sophia)

MR. JAMBON
He is as electric as an electron
He is always POSITIVE!
You are SOLID!
with some liquid inside you
You love children like hunters
I think you are like gas
because you move around a lot
and you are POSITIVE!
(by Sophia)

Bonjour M. Jambon, tu n’es pas un électron,
Est-ce que je peux avoir un bonbon parce que tu es un proton?
Tu es le noyau de notre classe.
Personne est un neutron dans ta classe.
Tout le monde est un élément lui-même.
Nous sommes les molécules parce qu’on est famille.
(par Isabella)

Hello Mr. Jambon, you are not an electron.
Can I have a candy because you are a proton?
You are the nucleus of our class.
No one is a neutron in your class.
Everyone is an element themselves.
We are molecules because we are family.
(by Isabella)